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De Braldahim.
Un peu de géographie, beaucoup d'histoires...
Une légende en présentation de la carte précise qu’elle fut proscrite peu de temps après sa publication, pour des raisons que l’histoire a semble-t-il souhaité occulter. En effet, même si le document en son état actuel ne comporte pas, d’après les érudits, d’éléments subversifs, quelques détails, en particulier en ce qui concerne son auteur, laissent à penser que certains usages de l’artefact pourraient s’avérer dangereux.
De fait, les garants de l’ordre moral n’ont pas manqué d’affirmer leur désaccord profond quant à l’exposition de cette carte, rappelant, sans trop donner de détails, que l’objet fut autrefois caché pour de graves raisons. Et soulignant, non sans regret, qu’il aurait dû être détruit, car certaines réminiscences ne peuvent que rappeler à la vie des faits que l’on voudrait perdus à jamais. Et le Cataclysme de Muarge devrait, à ce titre, avoir servi d’exemple à tous les habitants de Braldahim. Ce à quoi le conservateur a rétorqué que l’horloge elle, n’avait point été cachée ou détruite, alors que les raisons étaient tout aussi sérieuses.
Bref, ce débat d’avertis, dont les intervenants appartiennent tous au cercle très fermé des gardiens des archives de Braldahim, qu’ils s’évertuent à garder interdites au public, demeure un mystère pour la majeure partie des Braldûns, puisque ses causes lui sont inconnues.
Néanmoins, la carte en elle-même, hormis ses implications historiques, reste un objet en tout point fascinant. D’aucuns s’accordent à dire que cette réalisation n’est pas l’œuvre du savoir-faire Braldûn. En effet, l’ensemble, par sa conformation, laisse encore aujourd’hui admiratifs les géographes de la bibliothèque. Si le fond de carte est un cuir tanné et enluminé avec goût, comme pourrait le façonner nos meilleurs tanneurs, le système de calques superposés qui lui permet de prendre forme est pour le moins étonnant et mystérieux.
Les calques semblent être faits de peau ou boyau habilement traités, fins et souples comme la soie, et qui perdent leur opacité lorsqu’ils sont correctement ordonnés. Car pris séparément et posés sur le fond, ils ne représentent rien de signifiant, il faut les superposer dans un ordre précis pour que les coordonnées géographiques des reliefs, rivières et villes apparaissent sous nos yeux. De plus, si le cuir de support n’est pas utilisé comme base à la superposition des éléments, les motifs n’apparaissent pas non plus…
Dans les obscures cryptes de Crissbrouque, maints savants se sont cassé les dents sur les mystères de cette carte, les trois calques principaux étant indissociables, et le suivant ne comportant aucune coordonnée. Autre étrangeté observable, le support, ainsi que les deux premiers calques, semblent de par leur aspect, bien plus anciens que les deux derniers. Une théorie veut donc que les calques placés en dernier lors de l’assemblage de la carte correspondent aux villes Braldûnes telles qu’elles existaient à l’époque du Thaâl, et donc que ces deux éléments furent créés pour l’occasion, contrairement aux trois premiers. Rien ne permet malheureusement de corroborer cette hypothèse, puisque que tout ce qui se rapporte à cet artefact fait l’objet d’une impitoyable rétention.
Quoiqu’il en soit, la géographie de Braldahim, pour les raisons que l’on connaît, n’ayant pas fait de progrès depuis des siècles, cette carte reste d’une troublante actualité et son mode de fonctionnement pourrait nous laisser penser qu’elle n’a pas livré tous ses secrets…
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Annonce officielle effectuée, nouvelle carte de Braldahim 02-2011 .
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